
Surnommée la « cité d’or » ou la « cité aux mille temples », Kanchipuram promet le bonheur éternel aux voyageurs qui s’y aventurent. Située à 65 kilomètres de Chennai sur les rives de la rivière Vegavathy, elle est classée parmi les sept villes saintes de l’Inde (Sapta Puri). Véritable joyau d’architecture et de spiritualité, cette destination séduit autant par ses sanctuaires millénaires que par son savoir-faire ancestral dans l’art du tissage de la soie.

Ancienne capitale des rois Pallavas du VIe au VIIIe siècle, Kanchipuram était autrefois un prestigieux centre d’enseignement, un ghatikasthanam. Si le temps a emporté une grande partie de ses sanctuaires, la ville abrite encore une centaine de temples, dominés par quatre édifices majeurs. Aujourd’hui, la « cité d’or » s’articule principalement autour de deux pôles : Shiva-Kanchi au nord et Vishnou-Kanchi à l’est, tandis qu’un ensemble de temples jaïns se dresse au sud, de l’autre côté de la rivière.
Nous débutons la visite de la cité par le splendide temple d’Ekambareswarar, dédié à Shiva, qui est à la fois le plus vaste et le plus énigmatique de Kanchipuram.

Son impressionnant gopuram (tour d’entrée) s’élève à près de 60 mètres de hauteur, ce qui en fait l’un des plus hauts de tout le pays. Fondé aux alentours de 600 de notre ère, le complexe a vu sa construction s’étirer et s’enrichir au fil des siècles grâce aux contributions successives des dynasties Pallava, Pandya, Chola et de l’empire de Vijayanagar.

Le temple d’Ekambareswarar fait partie des Pancha Bootha Sthalam, les cinq sanctuaires dédiés à Shiva qui symbolisent chacun un élément de la nature. Le sanctuaire intérieur abrite un prithvi lingam, qui incarne l’élément terre (prithvi signifiant « terre » en sanskrit).

Le hall aux 540 piliers, où trônent 108 Shiva-lingams, offre un spectacle particulièrement impressionnant. Autre singularité remarquable du temple : son manguier vénérable, que l’on dit millénaire, dont les quatre branches maîtresses symbolisent les quatre Védas (Rig Veda, Sama Veda, Yajur Veda et Atharva Veda).


Kailasnathar est le plus ancien temple de Kanchipuram, où les pierres polies par le temps semblent raconter leur propre histoire. Dédié au « Seigneur du Mont Kailash » (Shiva), il a été érigé vers la fin du VIIe siècle par les souverains de la dynastie Pallava. Entièrement bâti en grès, ce joyau architectural est particulièrement réputé pour ses fascinantes sculptures de créatures mi-animales, mi-humaines, caractéristiques du style dravidien de cette époque.


Dédié au dieu Vishnou, le temple de Varadaraja tire son nom de l’union de Varada (« qui donne des bénédictions ») et de Raja (« roi »), s’imposant ainsi comme le « roi des bénédictions ».

Ce sanctuaire fait partie des Divya Desams, les 108 temples sacrés de Vishnou célébrés par les Alwars, les douze saints-poètes tamouls. Érigé en 1053 par les rois Cholas puis agrandi par les dynasties successives, le site forme un immense complexe de près de 90 000 mètres carrés, abritant trente-deux sanctuaires et trois cours majestueuses.
À noter : par tradition, l’accès est strictement réservé aux hindous, privant les visiteurs étrangers de l’entrée au-delà de la première cour et de la découverte du saint des saints.


Édifié vraisemblablement par les rois Pallavas vers le VIe siècle, le temple de Kamakshi Amman est un sanctuaire hindou majeur dédié à Kamakshi, l’une des incarnations de la déesse Parvati.
Son nom signifie littéralement « celle qui a les yeux remplis d’amour ». La déesse y est représentée assise en posture du lotus (Padmasana), une attitude de yoga qui symbolise la paix et la prospérité. Haut lieu de spiritualité, le temple est également l’un des 51 « Shakti Peetas, ces sanctuaires les plus sacrés de l’Inde dédiés à la Shakti, la Mère Universelle.

Réputés à travers tout le sous-continent, les saris de Kanchipuram (ou Kanjivaram) incarnent l’excellence de l’artisanat textile indien. Tissés à partir de pure soie de mûrier et de fils d’or ou d’argent véritable (zari), ils se distinguent par leur robustesse et leur tombé somptueux.
Leur confection repose sur une technique ancestrale unique, le tissage Korvai, qui permet d’assembler la structure, la bordure et le pan final (pallu) dans des teintes contrastées d’une éclatante vivacité. Emblèmes de grâce et de tradition, ces pièces d’exception habillent traditionnellement les mariées et illuminent les grandes cérémonies.
merci Veerappan pour votre message. Vanakam, Mathini
Vannakkam Namaskar Bonjour, merci pour ces belles photos et aussi de prendre le temps d’expliquer toutes ces choses sur internet car moi même je n’y suis pas allé. A Kanchipuram, il y a beaux temples qui ont été construits pendant l’époque Pallava. c’est extra ordinaire il faut voir pour y croire, aujourd’hui il y a toutes les facilités mais à l’époque comment ont-ils fait? C’est fascinant ! Si je vais en Inde j’irai visité Kanchipuram. peut-être qui sait chaque chose en son temps pourtant je suis origine Indienne. Om Namah Shivaya.