Namaskar!

Bonjour à vous, Padharo ! Je suis Mathini, une française vivant au Rajasthan depuis 10 ans. Imprégnée de la culture de l'Inde depuis mon plus jeune âge, ce n'est cependant qu'en 2014 que mon aventure indienne commence réellement : je laisse tout derrière moi et pars pour un voyage de 6 ans à la (re)découverte du pays de Gandhi. De ces aventures est né ce blog (et une agence de voyage : Mathini Travel), témoignage de l’incroyable richesse culturelle de l’Inde. Et si cela peut susciter en vous quelques échappées indiennes, alors mon but sera atteint. Bon voyage sur ce site et belles pérégrinations en terre sacrée de Bharat.

Modhera s’élève sur une terre légendaire, sanctifiée par le passage du dieu Rama et de son épouse Sita lors de leur retour triomphal du Sri Lanka, après la défaite du roi-démon Ravana. Portés par la sacralité de ce sol, les souverains Solankis y firent éclore un temple du Soleil d’une pureté exceptionnelle. Par sa splendeur et son raffinement, l’édifice soutient fièrement la comparaison avec le monumental temple de Konark dans l’Odisha.

Situé dans l’État du Madhya Pradesh, dans le centre-nord de l’Inde, Khajuraho est célèbre pour ses somptueux ensembles de temples édifiés entre le Xe et le XIIIe siècle sous le patronage de la dynastie des rois Chandela. Classés au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO, ces monuments constituent un sommet de l’architecture médiévale indienne. Leur renommée dépasse largement les frontières du pays, attirant les voyageurs du monde entier venus admirer la finesse prodigieuse de leurs sculptures, dont les représentations voluptueuses et audacieuses illustrent ce que l’on nomme souvent « l’art de l’amour ».

Ganesh Chaturthi est l’une des principales fêtes spirituelles hindoues qui célèbre la naissance de Ganesha, le fameux dieu à tête d’éléphant, fils de Shiva et de la déesse Parvati. On dit que Ganesha est né lors de Shukla Chaturthi, le quatrième jour de la lune croissante du mois hindou « Bhadrapada » (entre mi-août et mi-septembre). Ganesh symbolise la sagesse, la prospérité et la bonne fortune. Le festival a lieu partout en Inde mais dans certaines régions, notamment dans le nord et le Maharashtra (Mumbai), il dure dix jours et donne lieu à de grandes festivités.

Krishna Jayanti ou Krishna Janamashtami marque, dans l’hindouisme, l’anniversaire de la naissance du seigneur Krishna. C’est l’une des divinités les plus populaires du panthéon hindou et l’histoire de sa vie a influencé à bien des égards la culture de l’Inde. Krishna revêt de multiples visages : il est le symbole de l’amour pur et de la sagesse, mais il est surtout le héros de l’épopée de la Bhagavad Gita et, à ce titre, est considéré comme un leader et un maître spirituel par ses fidèles.

Le terme « Char Dham », qui signifie littéralement « quatre demeures », désigne originellement les quatre sites de pèlerinage les plus vénérés de l’hindouisme, répartis aux quatre points cardinaux de l’Inde : Rameshwaram, Puri, Badrinath et Dwarka. Par la suite, un second itinéraire sacré a vu le jour dans l’Uttarakhand, au nord du pays. Surnommé « Chota Char Dham » ou « Char Dham de l’Himalaya », ce parcours spirituel relie les sanctuaires de Yamunotri, Gangotri, Kedarnath et Badrinath.

Perchée à 2 200 mètres d’altitude, Shimla, capitale de l’Himachal Pradesh, figure parmi les stations de montagne les plus prisées du nord de l’Inde. Si elle est aujourd’hui le refuge privilégié des familles et des jeunes mariés indiens en quête de fraîcheur, elle fut, dès la fin du XIXe siècle, la destination favorite des Britanniques. Séduits par son panorama exceptionnel, entre collines verdoyantes et sommets enneigés, ces derniers en firent leur capitale estivale. Ils y ont laissé un riche héritage architectural, dont les édifices raffinés confèrent à la ville tout son charme. Une escale pleine de sérénité, idéale avant de poursuivre vers la vallée du Kinnaur ou les confins du Nord.

Quelques heures d’une route sinueuse suffisent pour nous mener d’Udaipur (Rajasthan) à Poshina (Gujarat). Le tracé serpente à travers les monts Aravallis, d’une beauté spectaculaire en cette période post-mousson : la nature, en pleine exubérance, y déploie une infinie palette de verts tendres et frais. Un pur bonheur ! Mais l’émerveillement ne fait que commencer. À notre arrivée, le Maharaja Harendrapal Sinh en personne nous réserve un accueil des plus chaleureux au sein de son palais ancestral, notre luxueux pied-à-terre pour explorer la région. La suite du voyage s’apparente à un festival de découvertes : des intrigants chevaux en terre cuite des rituels Adivasis aux parures éclatantes du peuple Garasia, sans oublier la silhouette infiniment élégante des bergers Rabaris, coiffés de leurs larges turbans vermillon.

À une soixantaine de kilomètres de Bhuj, la douceur maritime de Mandvi offre un contraste saisissant avec la rigueur du désert. Cette charmante cité côtière du Kutch est souvent l’ultime escale d’un périple dans la région, idéale pour s’accorder une parenthèse sereine sur sa plage de sable blanc avant de reprendre la route d’Ahmedabad. Flâner le long du fleuve Rukmavati permet de plonger dans l’histoire : au XVIIIe siècle, Mandvi était un carrefour maritime majeur où des centaines de navires reliaient le Kutch à l’Afrique de l’Est, au Malabar (Kerala) et au golfe Persique. Ce savoir-faire unique survit magistralement dans ses chantiers navals à ciel ouvert, où des artisans continuent de façonner à la main de gigantesques navires en bois destinés aux pays du Golfe.

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