Bonjour à vous, Padharo ! Je suis Mathini, une française vivant au Rajasthan depuis 10 ans. Imprégnée de la culture de l'Inde depuis mon plus jeune âge, ce n'est cependant qu'en 2014 que mon aventure indienne commence réellement : je laisse tout derrière moi et pars pour un voyage de 6 ans à la (re)découverte du pays de Gandhi. De ces aventures est né ce blog (et une agence de voyage : Mathini Travel), témoignage de l’incroyable richesse culturelle de l’Inde. Et si cela peut susciter en vous quelques échappées indiennes, alors mon but sera atteint. Bon voyage sur ce site et belles pérégrinations en terre sacrée de Bharat.
« Raksha Bandhan » ou son raccourci « Rakhi » est un festival hindou qui a lieu chaque année au mois d’août, principalement dans le nord de l’Inde. Il célèbre le lien unique d’amour, de protection et de respect entre frères et sœurs. Rakhi délivre un message de fraternité si fort que cette fête s’étend souvent aux amis ainsi qu’aux sœurs et frères de cœur.
Tout au sud du Rajasthan, frôlant la frontière du Gujarat, Dungarpur fait figure d’étape oubliée. Un mystère, tant la cité recèle de merveilles. En témoigne le Juna Mahal : sous une enveloppe usée par les siècles, ce palais cache des intérieurs d’une folle exubérance, où les peintures murales et les fines mosaïques de miroirs n’ont rien à envier aux demeures les plus fastueuses de la région. Mais le charme de la cité des Rajpoutes Guhilot dépasse ses pierres. Blottie contre les monts Aravalli, elle bénéficie d’un environnement d’une fraîcheur surprenante, habité en majorité par le peuple adivasi Bhil, premier gardien et souverain de ces terres bien avant le temps des Maharawals.
Parmi la multitude de temples hindous qui parsèment l’Inde, ceux des 64 yoginis (Chausath Yogini), que l’on peut compter sur les doigts d’une seule main, occupent une place bien particulière. Ces sanctuaires, dédiés au culte tantrique et à la « Shakti », la force créatrice universelle, restent encore une énigme et, étonnamment, très peu de thèses ont été développées à ce sujet ; peut-être est-ce parce que le tantra est un savoir secret qui ne se transmet qu’à un nombre restreint d’initié.e.s ou peut-être aussi est-ce parce que l’histoire a tendance à gommer l’héritage culturel, intellectuel et spirituel des femmes. Il n’en reste pas moins que les yoginis, femmes puissantes, entre mythe et réalité, façonnent notre imaginaire et nous apportent également un complément de réflexion sur la définition du principe féminin.
Durant le mois de Shravan, entre juillet et août, des centaines de milliers de pèlerins hindous se lancent dans une ascension exigeante de plus de 40 kilomètres au cœur de l’Himalaya cachemiri. Ce périple ardu les conduit jusqu’à la grotte d’Amarnath, nichée à l’extrémité de la vallée de la Lidder. Là, ils viennent vénérer une manifestation sacrée du seigneur Shiva : un lingam-stalagmite de glace, phénomène naturel mystique qui se forme spontanément au sein de la grotte chaque année.
L’Assam est l’une des « sept sœurs » du nord-est de l’Inde, niché au sud de l’Himalaya oriental le long de la majestueuse vallée du Brahmapoutre. Avec ses forêts tropicales, qui abritent les derniers spécimens de rhinocéros indiens à une corne, ses plantations de thé s’étalant à perte de vue et son île mystique dédiée aux moines artistes, l’Assam saura séduire le voyageur en quête d’une alliance parfaite entre richesse culturelle et terres sauvages.
On dit que Brahma, créateur de l’univers, aurait lui-même souligné la singularité de Varanasi : « J’ai créé le monde à maintes reprises, mais Varanasi est d’une nature à part ; elle a été façonnée par Shiva en personne. » Située sur la rive gauche du Gange, la ville transcende le statut de simple cité. Membre éminent des sept lieux les plus sacrés de l’Inde (Sapta Puri) et capitale spirituelle incontestée du pays, Varanasi est surnommée la « cité du seigneur Shiva ». Plus qu’une destination, c’est une expérience vivante, une immersion profonde dans l’âme indienne qu’il faut avant tout ressentir.
Courses de chameaux, concours de moustaches, concerts de musique au clair de lune dans les dunes : pendant trois jours en janvier-février, Jaisalmer, la cité d’or du désert, devient la vitrine colorée de la culture folklorique du Rajasthan, dans une atmosphère conviviale et bon enfant.