Bonjour à vous, Padharo ! Je suis Mathini, une française vivant au Rajasthan depuis 10 ans. Imprégnée de la culture de l'Inde depuis mon plus jeune âge, ce n'est cependant qu'en 2014 que mon aventure indienne commence réellement : je laisse tout derrière moi et pars pour un voyage de 6 ans à la (re)découverte du pays de Gandhi. De ces aventures est né ce blog (et une agence de voyage : Mathini Travel), témoignage de l’incroyable richesse culturelle de l’Inde. Et si cela peut susciter en vous quelques échappées indiennes, alors mon but sera atteint. Bon voyage sur ce site et belles pérégrinations en terre sacrée de Bharat.
L’Inde célèbre plus de 10 millions de mariages chaque année, autant dire que l’industrie du mariage se porte bien au pays de Gandhi ! Avec un chiffre d’affaires annuel de 50 milliard d’euros par an, c’est le plus grand marché matrimonial après les États-Unis (70 milliards). On l’aura donc compris, le mariage est l’une, sinon LA cérémonie la plus importante dans la vie des Indiens. Loin d’être uniforme, elle varie selon les régions et comporte une kyrielle de rituels très codifiés. Dans cet article, je m’en tiendrai au mariage hindou célébré au Rajasthan et plus particulièrement à celui de la région du Mewar (Udaipur), là où je vis.
Pour enrichir votre exploration des environs de Jaipur, voici quelques escapades incontournables qui vous plongeront au cœur du patrimoine du Rajasthan : des palais somptueux aux forteresses chargées d’histoire, en passant par l’élégance architecturale de la ville des Nawabs ou le mystère d’une célèbre cité hantée. Chaque étape offre un contraste saisissant, mêlant la grandeur royale à l’atmosphère énigmatique des paysages désertiques.
Baignée par les eaux idylliques de la mer d’Arabie et bordée par les collines verdoyantes du Wayanad, Kozhikode, jadis appelée Calicut, fut autrefois la prestigieuse capitale des puissants souverains Zamorins ainsi qu’un carrefour commercial et maritime d’une importance capitale. Son nom s’est également gravé à jamais dans les livres d’histoire mondiale lorsque le navigateur portugais Vasco de Gama y accosta en compagnie de trois navires et de cent soixante et dix hommes sur les rivages historiques de Kappad.
Dussehra, qui se tient après les neuf jours du grand festival de Navaratri, est généralement lié au Ramayana, la grande épopée hindoue et plus précisément avec le chapitre où le Seigneur Rama terrasse le démon Ravana. Cependant, le festival de Dussehra de la région du Bastar dans l’état de Chhattisgarh est totalement unique : il est dédié à Devi Danteshwari, la déesse native de la région et puise ses racines et son originalité dans la culture des peuples autochtones.
Situé à dix-sept kilomètres du célèbre temple de Rameshwaram, le paisible village côtier de Devipattinam abrite un sanctuaire des Navagrahas pour le moins singulier : neuf blocs de pierre dressés directement au milieu des flots, face au golfe de Mannar. Cet ensemble unique, où les vagues viennent caresser les stèles sacrées, offre aux voyageurs un spectacle de ferveur spirituelle millénaire.
Pour les Bishnoïs, dont la communauté a été fondée au XVe siècle, l’écologie est un devoir inné (dharma). Par le passé, ils ont illustré cet engagement en sacrifiant leur vie pour protéger les arbres, ce qui leur vaut d’être vus comme les pionniers de l’environnement en Inde. Cet acte historique a directement inspiré au XXe siècle le mouvement « Chipko », mené par des villageoises de l’Uttarakhand qui s’enlaçaient aux arbres pour empêcher leur abattage.
Le Rajasthan ne se résume pas à ses dunes de sable. Au sud, la chaîne des Aravallis métamorphose la région en un écrin luxuriant durant la mousson. Banswara profite pleinement de ce microclimat ultra-pluvieux, gagnant le surnom de « Cherrapunji du Rajasthan ». Mais la richesse de la ville est aussi humaine : elle possède une âme indissociable des adivasis Bhils. Cette communauté majoritaire y écrivit des pages d’histoire majeures en se soulevant contre le pouvoir féodal et l’oppression coloniale britannique.
Si je ne devais garder qu’un seul souvenir du Kérala, ce serait la fascinante régate d’Aranmula. Le jour de la fête, les eaux de la rivière Pampa s’animent sous un déploiement de couleurs éclatantes où se répondent la grâce des saris et la brillance des coques de bois vernis. Portés par un chant puissant et hypnotique qui guide la cadence, les célèbres bateaux serpents fendent le courant avec une agilité saisissante. Plus qu’une simple rivalité nautique, cet événement séculaire s’apparente à une vibrante prière offerte au Seigneur Krishna, un moment suspendu où la communion humaine et la ferveur spirituelle ne font plus qu’un.