Bonjour à vous, Padharo ! Je suis Mathini, une française vivant au Rajasthan depuis 10 ans. Imprégnée de la culture de l'Inde depuis mon plus jeune âge, ce n'est cependant qu'en 2014 que mon aventure indienne commence réellement : je laisse tout derrière moi et pars pour un voyage de 6 ans à la (re)découverte du pays de Gandhi. De ces aventures est né ce blog (et une agence de voyage : Mathini Travel), témoignage de l’incroyable richesse culturelle de l’Inde. Et si cela peut susciter en vous quelques échappées indiennes, alors mon but sera atteint. Bon voyage sur ce site et belles pérégrinations en terre sacrée de Bharat.
Classé au patrimoine mondial de l’humanité, le site de Pattadakal forme, aux côtés d’Aihole et de Badami, la trilogie des joyaux architecturaux du nord du Karnataka, répondant en écho aux superbes cités de Beluru et Halebidu dans le sud. Ancien haut lieu de couronnement des souverains Chalukya, Pattadakal fut également un foyer culturel d’une extraordinaire vitalité créative. Témoignages poignants de cette effervescence, ses temples marient avec brio les influences architecturales du nord et du sud de l’Inde, incarnant une véritable révolution esthétique pour l’époque.
À 29 ans, Siddhartha Gautama, prince de Kapilavastu, renonce à sa vie matérielle et mondaine en quête de la vérité sur l’existence. C’est sous un ficus religiosa, à Bodhgaya, qu’il met fin à ses années d’errance pour devenir le « Bouddha », c’est-à-dire « celui qui est éveillé ». Le bouddhisme, ou philosophie du « juste milieu », prend ainsi naissance dans l’État du Bihar et compte aujourd’hui plus de 300 millions d’adeptes à travers le monde. Cette cité constitue, avec Kushinagar, Lumbini et Sarnath, l’un des quatre lieux de pèlerinage les plus sacrés du bouddhisme.
Le Karnataka déploie ses paysages à travers la luxuriante région côtière du Karavali et le relief montagneux du Malnad, adossé à la chaîne des Ghats occidentaux. Sa capitale, la très moderne Bengaluru, s’épanouit quant à elle sur les hauteurs du plateau du Maidan. Terre nourricière de puissants empires indigènes, l’état a légué un patrimoine culturel d’une immense richesse. Le royaume de Vijayanagara, qui constitua l’ultime rempart hindou avant l’expansion moghole, y a façonné le site majestueux d’Hampi. Les souverains hoysalas, pour leur part, ont immortalisé leur génie esthétique à travers les chefs-d’œuvre de Beluru, Halebidu et Somnathpur.
Surnommée la « cité d’or » ou la « cité aux mille temples », Kanchipuram promet le bonheur éternel aux voyageurs qui s’y aventurent. Située à 65 kilomètres de Chennai sur les rives de la rivière Vegavathy, elle est classée parmi les sept villes saintes de l’Inde (Sapta Puri). Véritable joyau d’architecture et de spiritualité, cette destination séduit autant par ses sanctuaires millénaires que par son savoir-faire ancestral dans l’art du tissage de la soie.
Posée sur les rives de la Saraswati, Siddhpur la pieuse surprend par sa dualité. D’un côté, la ferveur mystique de ses temples et de ses ghats rappelle l’atmosphère sacrée de Varanasi. De l’autre, les spectaculaires havelis de la communauté des Dawoodi Bohras, des maisons de maîtres aux teintes pastel inspirées d’Europe, nous plongent en pleine époque victorienne. Plus qu’une simple visite, Siddhpur se traverse comme un pont suspendu entre les cultures et les époques.
Le sikhisme est une religion monothéiste fondée dans le nord de l’Inde (Pendjab) au 16e siècle par Guru Nanak. Les sikhs représentent environ 2 % de la population en Inde et habitent principalement le Pendjab. Ils se rassemblent dans des lieux de culte appelés « gurudwaras » disséminés sur tout le sous-continent indien. Cependant, cinq d’entre eux sont hautement vénérés, car ils ont une signification bien particulière pour les fidèles : ce sont les « Panj Takhts » ou les « cinq trônes » du sikhisme.
Le sanjhi est un art ancien, à l’origine spirituel, qui consiste à créer des dessins sur le sol ou sur l’eau en utilisant des pochoirs finement découpés que l’on remplit de poudres colorées. Cet art dépeint traditionnellement les légendes mythologiques indiennes et, tout particulièrement, celles du dieu Krishna. Tombé peu à peu en désuétude, le sanjhi a cependant su évoluer vers des formes contemporaines d’une grande créativité, aujourd’hui exposées dans les meilleures galeries d’art en Inde.
Laissez de côté vos tartines de beurre et de confiture : en Inde, le premier repas de la journée fait la part belle au salé et aux épices. Véritables festins complets et polyvalents, ces mets se savourent volontiers à toute heure. Dresser une liste exhaustive de ces traditions matinales relève de l’impossible tant les coutumes varient d’un État à l’autre. Voici néanmoins un aperçu des grands classiques qui jalonneront vos voyages à travers le sous-continent.