Namaskar!

Bonjour à vous, Padharo ! Je suis Mathini, une française vivant au Rajasthan depuis 10 ans. Imprégnée de la culture de l'Inde depuis mon plus jeune âge, ce n'est cependant qu'en 2014 que mon aventure indienne commence réellement : je laisse tout derrière moi et pars pour un voyage de 6 ans à la (re)découverte du pays de Gandhi. De ces aventures est né ce blog (et une agence de voyage : Mathini Travel), témoignage de l’incroyable richesse culturelle de l’Inde. Et si cela peut susciter en vous quelques échappées indiennes, alors mon but sera atteint. Bon voyage sur ce site et belles pérégrinations en terre sacrée de Bharat.

Érigé en protecteur des infortunés et des opprimés, le Derasar Shri Ghantakarna Mahavir, situé dans la ville de Mahudi, s’affirme comme l’un des sanctuaires jaïns les plus sacrés et les plus fréquentés du Gujarat. Ce haut lieu de pèlerinage doit sa ferveur à sa divinité tutélaire, un shashan dev (gardien) réputé pour dissiper les obstacles et accorder sa protection invisible aux fidèles en détresse.


Ghantakarna Mahavir


Mahudi
L’idole Ghantakarna Mahavir de Mahudi | Photo : templetravel.net

L’origine de cette dévotion s’enracine dans le destin tragique et grandiose du roi Tungabhadra, qui régnait jadis sur les contreforts de l’Himalaya. Protecteur infatigable des faibles, il n’avait besoin que de son arc pour faire régner la justice. C’est lors d’une ultime bataille contre des détrousseurs, alors qu’il faisait rempart de son corps pour sauver des innocents, qu’il trouva une mort glorieuse, prélude à sa divine réincarnation en Ghantakarna Mahavir

On raconte que ce roi possédait des oreilles imposantes (karna) semblables à des cloches (ghanta), une particularité physique devenue sacrée qui lui valut le titre de « grand guerrier aux oreilles en forme de cloche ». Figée dans le grès du sanctuaire, son idole armée de ses attributs d’archer continue de veiller sur le monde, offrant un bouclier céleste à tous ceux que la vie a éprouvés.


Le temple de Mahudi


mahudi
Le sage Acharya Dev Buddhi Sagar Surisvarji

L’histoire moderne du sanctuaire s’ouvre en 1923, à la suite d’une profonde expérience mystique : le grand sage Acharya Buddhisagar Surisvarji reçut la vision fulgurante de Ghantakarna Mahavir au cœur de sa méditation. Inspirée par cette théophanie, l’idole sacrée fut sculptée dans une roche puisée au lit de la rivière Sabarmati. Reconnue pour ses vertus miraculeuses, elle attire aujourd’hui des millions de pèlerins jaïns, mais aussi des fidèles de toutes confessions venus quérir sa protection bienveillante. 

mahudi
Sukhadi – photo: wonderful-veggies.blogspot.com

La tradition locale s’anime d’une ferveur singulière autour des goûts de la divinité qui, dans sa vie antérieure, affectionnait particulièrement le sukhadi, une douceur traditionnelle à base de farine de blé, de jaggery (sucre de palme) et de ghee (beurre clarifié). Les dévots continuent de lui offrir ce dessert en partage ; la coutume exige toutefois que cette offrande bénie soit consommée intégralement sur place ou partagée avant de franchir les portes du temple, sous peine d’attirer le malheur.

Le sanctuaire principal avec la cloche “à voeux »

Immédiatement adjacente au sanctuaire, une tour campanaire s’élève à quelque neuf mètres de hauteur. Équipée d’un escalier, elle invite les dévots à s’élever physiquement et spirituellement pour faire sonner la cloche sacrée, un geste destiné à sceller l’accomplissement de leurs prières. 

Le temple du saint jaïn Padmaprabhu

Le complexe de Mahudi déploie ensuite son grand temple principal, édifice majestueux où trône une statue de marbre du vénérable saint Padmaprabhu, installée par le maître fondateur et figée pour l’éternité en position de padmasana. Le parcours dévotionnel se clôt traditionnellement par une marche sacrée tout autour du cœur du temple, une circumambulation solennelle qui permet de saluer un à un les vingt-quatre sanctuaires miniatures dédiés aux Tirthankaras, piliers de la cosmologie et de la sagesse jaïnes.

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Célèbre par-delà les frontières du Gujarat, Becharaji abrite le temple de Bahuchar Mata, divinité de la fécondité et protectrice spirituelle de la communauté des hijras. Érigé au rang de Siddha Shakti Peetha, ce sanctuaire hautement sacré marque l’emplacement mythologique où tomba une relique de la déesse Sati. Pour les vagues de pèlerins qui en franchissent le seuil, cette terre bénie demeure un espace souverain où la ferveur et les prières pures se voient miraculeusement exaucées.

Berceau spirituel du célèbre sage Yagyavalkya, l’un des plus grands exégètes des Védas, Vadnagar déploie une fresque historique vertigineuse qui s’étire sur plus de quatre millénaires. De ce glorieux passé, épargné par le passage des siècles, la cité a conservé de somptueux vestiges. Le majestueux temple de Hatkeshwar Mahadev en est le joyau le plus vibrant. Mais l’histoire de Vadnagar ne s’arrête pas là : les récentes fouilles archéologiques ont mis au jour les fondations d’un important monastère bouddhique, rappelant que la ville fut, au premier millénaire, un carrefour de foi et de savoir célébré par les grands voyageurs de la Route de la Soie.

Située à cent quatre-vingt-cinq kilomètres d’’Ahmedabad, Ambaji s’élève comme un phare spirituel à la frontière du Gujarat et du Rajasthan. Chaque année, ce grand centre de pèlerinage voit converger des marées humaines animées par une foi inébranlable. Sa sacralité découle de son statut de Shakti Peetha majeure : la tradition scripturale enseigne que le cœur de la déesse Sati y fut déposé, insufflant à ce territoire une énergie spirituelle primordiale.

Impossible d’imaginer la cuisine indienne sans ses épices et ses herbes, elles sont au coeur de chaque met. Elles ont été utilisées depuis l’antiquité et on en fait mention dans les anciens textes sacrés hindous appelés Védas. L’Inde possède une gamme très étendue d’épices, la plupart étant cultivées sur le subcontinent indien. Elles peuvent être ‘piquantes’ ou venir délicatement parfumer les mets.

Chaque épice peut être cuisinée individuellement mais, le plus souvent, elles sont combinées en un mélange subtil à la fragrance unique qui diffère selon les régions de l’Inde.

Organisé par l’office du tourisme du Gujarat, le « Modhera Dance Festival » ou « Uttarardh Mahotsav » a pour toile de fond le majestueux temple du soleil de Modhera paré pour l’occasion de ses plus beaux habits de lumière. Il regroupe des troupes de danse et des artistes de toutes les régions de l’Inde offrant un panorama des divers styles de danses classiques indiennes.

Le « Marwar Festival » donne lieu à des festivités populaires colorées qui se déroulent chaque année au mois d’octobre dans les villes de Jodhpur et d’Osian au Rajasthan. La musique et la danse de la région du Marwar sont les thèmes principaux de cet évènement. Un festival divertissant pour se familiariser avec la culture folk du Rajasthan.

Les Sapta Puri se réfèrent, dans l’hindouisme, aux sept villes les plus sacrées de l’Inde. Sapta signifie « sept » et Puri, « ville ». Ces sept villes saintes sont également appelées « Sapta Moksha Puri » (les sept villes de la libération) ou Sapta Teertha (les sept lieux de pèlerinage).

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