Bonjour à vous, Padharo ! Je suis Mathini, une française vivant au Rajasthan depuis 10 ans. Imprégnée de la culture de l'Inde depuis mon plus jeune âge, ce n'est cependant qu'en 2014 que mon aventure indienne commence réellement : je laisse tout derrière moi et pars pour un voyage de 6 ans à la (re)découverte du pays de Gandhi. De ces aventures est né ce blog (et une agence de voyage : Mathini Travel), témoignage de l’incroyable richesse culturelle de l’Inde. Et si cela peut susciter en vous quelques échappées indiennes, alors mon but sera atteint. Bon voyage sur ce site et belles pérégrinations en terre sacrée de Bharat.
Harshnath, situé sur la colline Aravalli de Harshagiri, à 900 mètres d’altitude, est la belle surprise archéologique du district de Sikar (Rajasthan). Cet ensemble de temples dont le plus ancien remonte au 10e siècle de notre ère est encore peu connu des voyageurs ; il a pourtant tout pour plaire aux amoureux de belles pierres et je ne manque jamais de l’ajouter dans mes circuits de la région du Shekhawati.
Ce n’est plus un secret, la région du Shekhawati est un de mes coups cœur absolus au Rajasthan. C’est non seulement la terre natale de ma belle-famille, mais c’est surtout un trésor inépuisable de bijoux architecturaux. Le temple de Khemka Shani situé dans la cité de Ramgarh, à deux heures de Jaipur, fait partie de ces joyaux merveilleux.
Onam est le plus grand festival du Kerala. Il tombe durant le mois hindou de Chingam (août ou septembre) et marque le retour sur terre du légendaire roi Mahabali. Onam est l’occasion de festivités hautes en couleur qui mettent en valeur le meilleur de la culture du Kerala et réunit des personnes de toutes les communautés. Visiter le Kerala pendant ces célébrations est un must.
Nasik, située à 160 km de Mumbai, la capitale du Maharashtra, est considérée comme une des villes les plus saintes de l’Inde. Non seulement elle accueille tous les douze ans la célèbre Kumbh Mela, mais c’est aussi ici que le seigneur Rama de l’épopée du Ramayana a vécu quelques années d’exil avec son épouse Sita et son frère Laskhman. Sur un plan plus hédoniste, la ville est aussi connue comme la capitale du vin de l’Inde : les domaines viticoles lovés autour du lac Gangapur cultivent tous les plus grands cépages, du Sauvignon au Chardonnay en passant par le Merlot et le Riesling, pour ne citer qu’eux.
Il est des lieux secrets qui vous capturent instantanément ; Sayla fut pour moi l’un de ces coups de foudre. En s’enfonçant dans la péninsule du Saurashtra (Gujarat), à trois heures de la bouillonnante d’Ahmedabad, on découvre ce fief historique des Rajpoutes Jhala, encore endormi face aux grands flux de voyageurs. Le voyageur y est pourtant comblé : les ruelles de la vieille ville murmurent des histoires séculaires, tandis que les artisans perpétuent des gestes ancestraux. Mais l’essence de Sayla réside dans son autre nom, « Bhagat-no-Gaon ». Ce « village des saints », jalonné de refuges spirituels, enveloppe quiconque s’y arrête dans une dévotion douce et une tranquillité profonde.
Situé sur la route entre Bundi et Chittorgarh, le complexe de temples de Menal, est une halte culturelle incontournable au Rajasthan. Ce site ancien, en plus d’être un bijou architectural, fut un haut lieu du shivaïsme, durant le règne des souverains Chahamans, au 11e siècle de notre ère.
Une peinture Pithora, même reproduite sur une toile, est avant tout considérée comme un rituel sacré. Elle est effectuée par le peuple adivasi Rathwa des districts de Chhota Udepur et de Panchmahal au Gujarat. Dans cette cosmogonie colorée, le mur devient un seuil où le monde des hommes rencontre celui des divinités. Ces fresques naïves, qui semblent appartenir à des temps millénaires, illustrent la mythologie et la vie ordinaire des Rathwas. Chaque trait y est une prière visuelle, transformant l’art en un récit vivant de leur mémoire collective