Namaskar!

Bonjour à vous, Padharo ! Je suis Mathini, une française vivant au Rajasthan depuis 10 ans. Imprégnée de la culture de l'Inde depuis mon plus jeune âge, ce n'est cependant qu'en 2014 que mon aventure indienne commence réellement : je laisse tout derrière moi et pars pour un voyage de 6 ans à la (re)découverte du pays de Gandhi. De ces aventures est né ce blog (et une agence de voyage : Mathini Travel), témoignage de l’incroyable richesse culturelle de l’Inde. Et si cela peut susciter en vous quelques échappées indiennes, alors mon but sera atteint. Bon voyage sur ce site et belles pérégrinations en terre sacrée de Bharat.

« Char Dham » signifie littéralement les « quatre demeures » et désigne quatre lieux de pèlerinage hautement vénérés par les hindous. Ces endroits sacrés sont Badrinath, Dwarka, Puri et Rameshwaram situés à peu près aux quatre points cardinaux du sous-continent indien.

Les hindous estiment que le Yatra (pèlerinage) des Char Dham ouvre la porte de la Moksha, la libération du cycle des naissances et des morts (réincarnation). Aussi, chaque fidèle se doit de visiter de ces quatre lieux saints au moins une fois dans sa vie.

Au cours du temps, un autre Char Dham a émergé dans l’état de l’Uttarakhand, au nord de l’Inde. Dû à l’amélioration des infrastructures, des routes notamment, l’importance de ce Char Dham a considérablement augmenté depuis les années 60 et est connu sous le nom de « Chota Char Dham » (les quatre petites demeures) ou « Char Dham de l’Himalaya ». Ces quatre lieux sont Yamunotri, Gangotri, Kedarnath et Badrinath.


Les Char Dham, les quatre demeures sacrées


Badrinath, la cité de Vishnou


Temple de Badrinath dédié à Vishnou

Badrinath est située à une altitude de 3 000 mètres sur les rives de la rivière Alaknanda, dans l’Himalaya  Garhwal.

Selon les textes sacrés du Bhagavata Purana, c’est là que Vishnou, dans son incarnation en tant que Narayana, a mené une grande pénitence pour le bien-être de tous les êtres vivants.

Le temple de Badrinath est l’attraction principale de la ville. Selon la légende, le sage Adi Shankara aurait découvert, dans la rivière Alaknanda, une figurine en pierre saligram (pierre noire sacrée) du dieu Badrinarayan (Vishnou). Elle fut d’abord placée dans une grotte puis, au 16e siècle, le roi de Garhwal la déplaça dans le temple actuel.

Sadhu dans les eaux de sources chaudes

Dwarka, la demeure de Krishna


Les rives de Dwarka

Située dans le Gujarat, au bord de la mer d’Oman, Dwarka fait non seulement partie des Char Dham, mais c’est aussi l’une des sept villes les plus sacrées de l’Inde (Sapta Puri).

On dit que le dieu Krishna a migré de Mathura à Dwarka pour y fonder sa capitale, il y a 5 000 ans de cela.

Cette ville est aussi connue pour sa sainte poétesse Mirabaï. Née en tant que princesse, elle renonça à la vie matérielle pour se consacrer à l’adoration du dieu Krishna…

Statue représentant Mirabaï à droite et Krishna en haut sur l’autel (temple de Chittor, Rajasthan)
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Puri, cité du seigneur Jagannath


La sculpture en bois de Jagannath

La ville de Puri est situé dans l’Odisha, au nord-est de l’Inde. Elle surtout connue pour son temple hindou du 12e siècle « Jagannath » (seigneur de l’univers), une des formes du dieu vishnou ou de son avatar, Krishna.

La ferveur spirituelle culmine lors de la fête de Rath Yatra (fête des chars) où les statues de Jagannath, de son frère Balabhadra et de sa  sœur Subhadra partent en procession dans la ville dans des chars somptueux.

Tous les douze ans, ces statues sont remplacées et sculptées de façon identique lors d’une cérémonie secrète appelée « Navakalevara » (nouvelle incarnation)….

La ville de Puri
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Rameshwaram, le seigneur de Rama


L’île de Rameshwaram avec ses eaux cristallines

Rameshwaram est une île dans le sud du Tamil Nadu, célèbre pour son temple Ramanathaswamy qui est considéré par les hindous comme un très haut lieu de pèlerinage.

Il abrite en effet l’un des 12 Jyotir lingams ou « lingams de lumière ». C’est aussi l’un des 275 Paadal Petra Sthalams, c’est-à-dire l’un des temples à Shiva glorifié dans les vers des trois saints Nayanars les plus respectés (Appar, Sundarar et Tirugnana Sambandar).

On trouve également 64 tirthams (puits d’eau sacrée) sur l’île. Recevoir l’eau bénite de ces puits est un aspect essentiel du pèlerinage à Rameshwaram…

Le ghat de Rameshwaram
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Chota Char Dham, les 4 petites demeures de l’Himalaya


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La Kumbh Mela, littéralement traduit par la « fête de la jarre sacrée », est le plus grand pèlerinage au monde rassemblant jusqu’à 100 millions de personnes sur les rives des fleuves sacrés de quatre villes saintes. Selon la croyance, il ouvre la porte à la Moksha (libération) et l’élévation spirituelle. Un événement surprenant et spectaculaire qui, croyant ou non, ne laisse aucun visiteur indiffèrent.


Organisation de la Kumbh Mela


Ce pèlerinage phénoménal est organisé tous les 12 ans, à tour de rôle, dans quatre villes saintes de l’Inde sur les rives de rivières sacrées : Allahabad (confluence du Gange, de la Yamuna et de la mythique rivière Saraswati), Haridwar (le Gange), Ujjain (la Shipra) et Nashik (la Godavari).

Pour faire simple, cela veut dire que chacune de ces quatre villes reçoit la Kumbh Mela environ tous les 3 ans. Mais, comme cet événement est décidé selon des méthodes astrologiques, il se peut que la Kumbh Mela ait lieu dans deux des quatre villes la même année ou plus tôt que prévu.

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Pèlerins prenant un bain sacré lors de la Kumbh Mela 2016 à Ujjain

Pour compliquer un peu la donne, Allahabad accueille aussi l’Ardh Kumbh Mela tous les 6 ans et la Magh Mela tous les ans au mois Janvier. Le point culminant de ce pèlerinage est la Maha Kumbh Mela (la grande Kumbh Mela) qui se tient dans cette ville tous les 144 ans, après 12 Kumbh Mela…. Oui, on s’y perd… Mieux vaut consulter la page officielle de la Kumbh Mela pour les dates !

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Allahabad pendant la Magh Mela

L’origine mythologique de la Kumbh Mela


La Kumbh Mela est basée sur le mythe hindou du barattage de la mer de lait.

Dans des temps très anciens, les Dévas et les Asuras (les dieux et les démons) qui étaient alors tous des êtres mortels firent une alliance provisoire de façon à travailler ensemble à l’élaboration de l’Amrita, le nectar de l’immortalité, à partir de la « Ksheera Sagara », la mer primordiale de lait.

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Le barattage de la mer de lait par les Devas et les Asuras | Photo : miniature anonyme

Après mille ans d’effort, le barattage produisit alors un certain nombre de substances et créa des êtres merveilleux tels que Dhanvantari, dieu de la médecine, futur roi de Kashi et parfois considéré comme un avatar mineur du dieu Vishnou. Il tenait dans ses mains une jarre dorée (lla kumbh) remplie d’Amrita, le fameux nectar d’immortalité.

Dès qu’ils aperçurent la jarre, les démons s’en emparèrent et s’enfuirent au loin pourchassés par les dieux. Durant douze jours et douze nuits divines, l’équivalent de douze années humaines, les dieux et les démons combattirent dans le ciel pour la possession du nectar sacré.

Dhanvantari, le dieu de la médecine, portant une jarre dorée contenant l’elixir d’immortalité

Pour en finir avec cette guerre, le dieu Vishnou prit la forme de Mohini, une enchanteresse et, tandis que les Asura étaient subjugués par sa beauté, il s’empara de la jarre et la remit aux Dévas.
Ces derniers, maintenant devenus immortels, ne pouvaient plus être vaincus et ils précipitèrent les Asuras aux enfers.

Cependant, lors de la dernière bataille, des gouttes d’Amrita tombèrent en quatre endroits précis : Allahabad, Haridwar, Ujjain et Nashik, qui devinrent les villes sacrées de la Kumbha Mela.


Shahi Snan, le bain sacré


Kumbh
Prières du matin lors de la Kumbh Mela d’Ujjain 2016

Des pèlerins du monde entier assistent à la Kumbh Mela et viennent faire leurs ablutions rituelles tous les jours.

Cependant, l’événement le plus important de ce grand pèlerinage est l’immersion dans le fleuve au moment où ses eaux se transforment en Amrita, c’est-à-dire les jours dits de « Shahi Snan » fixés par l’astrologie.

Les hindous pensent que se baigner à ce moment-là les nettoiera, ainsi que leurs ascendants sur 88 générations, de toutes leurs mauvaises actions passées (Karma).

Kumbh
Cortège de sadhus

Les jours de Shahi Snan, les sadhus (renonçants) conduisent un cortège royal (shahi) qui atteint son apogée avec l’immersion dans la rivière (snan).

Les Naga Baba (les sadhus nus) sont les premiers à entrer dans l’eau, vêtus seulement d’une guirlande de fleurs. Lorsqu’ils ont terminé leurs ablutions, ils recouvrent à nouveau leur corps de cendre.

Après que les différents ordres de sadhus se soient baignés, les pèlerins « ordinaires » peuvent enfin accéder au fleuve.

Sadhus prêts pour un Snan (bain sacré)

Hormis l’immersion dans le fleuve, le pèlerinage de la Kumbh Mela permet aux croyants hindous de recevoir la bénédiction et les conseils de personnalités religieuses ainsi que l’initiation de milliers de sadhus novices qui entament leur vie d’ascètes.

La foule de la Kumbh Mela 2016 à Ujjain

A 2 km de Thiruvananthapuram (Trivandrum) au Kérala, dans le temple d’Attukal Bhagavathy, a lieu chaque année une version toute particulière de la fête des moissons de Pongal : « l’Attukal Pongal » où près de 3 millions de femmes, toutes classes sociales confondues, se réunissent dans les rues autour du temple pour préparer le fameux riz “pongal”.

Situé à cinq kilomètres de Pudukkottai (Tamil Nadu), le temple de Thirukokarnam est dédié au dieu Shiva, vénéré sous les traits de Gokaneshwarar, et à la déesse Praghathambal, également appelée Araikasu Amman. Derrière une façade d’apparence modeste, le sanctuaire révèle un fascinant dédale de sanctuaires souterrains creusés dans la roche.

Située à une centaine de kilomètres à l’ouest de Puducherry, Tiruvannamalai s’impose comme l’une des grandes étapes mystiques du Tamil Nadu. Tirant son nom du sanctuaire d’Annamalaiyar, la cité est entièrement tournée vers le culte de Shiva, à l’image de la colline d’Arunachala qui la domine. Les nombreux ashrams et ermitages qui y ont élu domicile sont les meilleurs témoins de la ferveur spirituelle de ce lieu. 


Légendes de la colline d’Arunachala


Tiruvannamalai
Shiva Nataraja dansant au centre de la colline d’Arunachala | Peinture du temple de Chidambaram

Selon la première légende, la déesse Parvati masqua un jour les yeux de Shiva. Si ce geste parut anodin au ciel, il plongea la Terre dans l’obscurité pour de longues années. Après des pénitences menées jusqu’à la colline d’Arunachala, Shiva apparut en colonne de feu pour ramener la lumière et fusionna avec Parvati en Ardhanarishvara, un être mi-homme, mi-femme résidant dans la colline.

Tiruvannamalai
Ardhanarishvara : mi-shiva, mi-parvati

Une seconde légende raconte qu’une terrible querelle opposait Brahma et Vishnou pour le titre de Seigneur Suprême. Pris de compassion, Shiva se manifesta en une colonne de lumière infinie, défiant les deux dieux d’en trouver le sommet et la base. Échoués dans leur quête, ils reconnurent l’infinité de Shiva, qui transforma sa lumière aveuglante en la montagne sacrée d’Arunachala.

Tiruvannamalai
Shiva apparaissant dans la colonne de lumière | Détail du temple de Thirukokarnam

Kartikai Deepam


Tiruvannamalai
Le grand feu sur la colline d’Arunachala lors de Kartikai Deepam | Photo : arunachalagrace.blogspot.com

Chaque année, lors du dixième jour de Kartikai Deepam, un immense récipient rempli de plus de 1 000 litres de ghee et de camphre est acheminé au sommet de la colline d’Arunachala. À la tombée de la nuit, sous la pleine lune, le Mahadeepam est enflammé et visible à plus de 30 km à la ronde, commémorant ainsi la manifestation de Shiva en colonne de lumière.

[ Kartikai Deepam 2018 ]




Temple d’Annamalaiyar


Tiruvannamalai
Le temple vu de la colline d’Arunachala | Photo : Adarsh Pidugu

Établi sur dix hectares au pied de la colline d’Arunachala, le temple Annamalaiyar (ou Arunachaleswarar) est l’un des plus vastes de l’Inde.

Fondé au IXe siècle sous les Chola et enrichi par les dynasties successives, ce sanctuaire dédié à Shiva est un pèlerinage majeur à double titre : il s’agit d’un Pancha Bhoota Stalas abritant l’Agni Lingam (l’élément feu) et d’un athara sthalam personnifiant le chakra Manipooraga. Le complexe abrite également un sanctuaire dédié à sa parèdre, Unnamulai Amman (Parvati).

Tiruvannamalai
Les déités principales du temple : L’agni lingam et Unnamulai Amman

La colline d’Arunachala (Annamalai)


Tiruvannamalai
La colline d’Arunachala | Photo : Sakthiprasanna

Dominant la ville, la colline sacrée d’Arunachala est l’un des cinq grands sanctuaires shivaïtes d’Inde du Sud.

Considérée comme un Adi-Lingam (la forme primordiale de Shiva) et le centre du monde, la simple vision de cette montagne suffirait à dissoudre le mauvais karma. Selon la tradition, Shiva y réside aux côtés de Parvati. Cette montagne étant perçue comme le dieu lui-même, sa circumambulation — appelée Giri Pradakshina en sanskrit ou Giri Valam en tamoul — constitue un pèlerinage hautement méritoire.

Une autre vue de la colline

[ Giri Pradakshina le jour de la pleine lune ]




Ashram de Ramana Maharshi


Situé au pied de la colline d’Arunachala, l’Ashram de Ramana Maharshi constitue le troisième lieu incontournable de Tiruvannamalai, tant le saint homme (1879-1950) et la montagne sont indissociables pour ses fidèles.

Ramana Maharshi se reposant dans la colline d’Arunachala | Photo : www.sriramanamaharshi.org

Après une profonde expérience mystique, Ramana Maharshi s’installe à Tiruvannamalai en 1896, méditant d’abord deux ans avant de se retirer dans une grotte de la colline, puis de fonder son ashram où il réside jusqu’à sa mort. Son enseignement universel, centré sur la recherche du « Soi » à travers la question « Qui suis-je ? » (Atma Vichara), attire encore aujourd’hui de nombreux pèlerins venus se recueillir sur son samadhi (tombe).

Ramana Maharshi entouré de fidèles devant la grotte du saint Virupaksha | Photo : www.sriramanamaharshi.org

Pour une retraite spirituelle, il est possible de loger dans les chambres sommaires de l’ashram, à condition d’en faire la demande bien à l’avance auprès de la direction. sriramanamaharshi.org

Le samadhi de Ramana Maharshi


Ashram de Yogi Ramsuratkumar


Yogi Ramsuratkumar

Figures incontournable de Tiruvannamalai, Yogi Ramsuratkumar naît en 1918 sur les bords du Gange et quitte sa famille dès le plus jeune âge pour mener une vie spirituelle. Après un événement décisif qui éveille sa quête sur le sens de la vie et de la mort, il visite les ashrams de Sri Aurobindo et de Ramana Maharshi en 1947-1948.

C’est finalement auprès de Papa Ramdas, à Kanhangad, qu’il reçoit l’initiation au mantra Om Sri Ram Jai Ram Jai Jai Ram, dont la répétition assidue l’aurait conduit à fusionner avec le Brahman, l’existence primordiale.

L’ashram de Yogi Ramsuratkumar

Installé à Tiruvannamalai en 1959 en tant que « mendiant de Dieu », Yogi Ramsuratkumar initie de nombreux disciples à la récitation constante du nom de Rama. En 1993, un ashram est fondé pour l’accueillir, où il atteint le samadhi en 2001.

Ouvert aux visiteurs, le site propose un programme quotidien de pujas et de prières dès 5 heures du matin. Ses hébergements étant très limités, ils sont généralement réservés aux fidèles.

yogiramsuratkumarashram.org

VOYAGEZ AVEC NOUS AU TAMIL NADU !


Surnommée le « Manchester du Sud » pour son riche passé textile, Coimbatore (Kovai en tamoul) s’impose comme la deuxième métropole du Tamil Nadu et un carrefour d’affaires incontournable. Ses atouts majeurs ? La proximité immédiate de la nature luxuriante du Kerala et des paysages apaisants des montagnes bleues desNilgiri. Une halte incontournable qui saura également combler les passionnés de temples anciens.


Temple Marudhamalai (15 km)


Lieu incontournable de Coimbatore, Marudhamalai séduit autant par son temple dédié au dieu Muruga que par sa nature généreuse et sa vue imprenable sur la ville.

Coimbatore
Le temple Marudhamalai

Niché au cœur de la colline de Marudha Malai — à laquelle il doit son nom — l’édifice se dresse sur ce que l’on appelle littéralement la « colline médicinale », réputée pour abriter de nombreuses herbes aux vertus ayurvédiques. Hautement vénéré par les fidèles, ce sanctuaire ancestral arrive immédiatement après les « Arupadai veedu » les six sanctuaires les plus sacrés de Muruga, au point que certains dévots le considèrent comme le septième.

Coimbatore
Pose photo en descendant les marches du temple 🙂

La divinité qui y réside, Dhandayudhapani, une forme de Muruga, fils de Shiva et Parvati et frère de Ganesha, est célébrée pour son pouvoir de soulager les maux du corps et de l’esprit.

Coimbatore
Dhandayudhapani, la déité du temple

Pour y accéder, deux options s’offrent à vous : l’ascension en mode pèlerinage, en gravissant les centaines de marches jalonnées de petits sanctuaires, ou un trajet plus direct en voiture ou en bus.

Une fois sur place, ne manquez pas d’assister au milk abishekam, un rituel saisissant où le lait est versé sur la statue au rythme des mantras, dans une atmosphère envoûtante nappée de la fumée de l’encens sambrani. Une expérience à la fois puissante et magique.

www.marudhamalaimurugantemple.org

Coimbatore
Vue sur Coimbatore depuis le temple

Temple Perur Patteeswarar


Coimbatore
Un des gopurams colorés du temple Patteeswarar | Photo : Balajijagadesh

Édifié il y a plus d’un millénaire, le temple de Perur Patteeswarar compte parmi les plus anciens sanctuaires hindous de Coimbatore. S’il doit son premier sanctuaire au roi Karikala Chola, il fut ensuite considérablement agrandi sous les dynasties des Hoysalas et Vijayanagar

Dédié à Shiva sous le nom de Patteeswarar, représenté par un Swayambu Lingam (un lingam apparu de lui-même), le temple abrite également sa divine parèdre, Pachainayaki (Parvati).

À l’entrée, les visiteurs découvrent une collection remarquable de sculptures en pierre finement ciselées, dont l’éclat est toutefois un brin altéré par la présence de grilles de protection pour le moins disgracieuses.

Coimbatore
Les splendides statues de déités à l’entrée du temple | Photo : inconnu

Temple Eachanari Vinayagar (10 km)


Coimbatore
Le temple pendant l’arati | Photo : hinspirock.com

Haute de près de deux mètres, la statue principale du temple d’Eachanari, un Ganesha noir aux proportions impressionnantes, ne devait initialement pas se trouver ici. Elle était destinée au temple de Perur Patteeswarar. Selon la légende, l’essieu du char qui la transportait depuis Madurai aurait cédé en ces lieux, contraignant la divinité à y demeurer pour l’éternité.

Dans ce sanctuaire, Ganesha est célébré comme le souverain de l’univers, le créateur des textes sacrés des Védas et la flamme vivante de la sagesse.

Représentation de l’idole de Ganesha du temple Eachanari | Photo : templesfolks

Collines de Thirumoorthy (85 km de Coimbatore)


Le barrage entouré des collines ondoyantes de Thirumoorthy | Photo : Arun Sriram

Magnifique étape sur la route entre Palani et Coimbatore, le site de Thirumoorthy se découvre idéalement après la mousson, lorsque le lac et les cascades se parent de leurs plus beaux flots.

Barrage de Thirumoorthy

Coimbatore
Le lac du barrage en hiver

Blotti sur les contreforts des collines de Thirumoorthy, le barrage tire surtout son charme de la splendeur sauvage de la nature qui l’entoure.

Le temple Arulmigu Amanalingeswara

Le temple Arulmigu Amanalingeswara creusé dans la roche

Communément appelé temple de Thirumoorthy, ce sanctuaire s’établit au pied de la colline voisine du barrage. Directement creusé dans la roche, il abrite les trois idoles sacrées de la Trimurti, réunissant Brahma, Vishnou et Shiva.

L’arrière du temple

Cascades de Panchalingam

Les cascades Panchalingam après la mousson | Photo : tamilnadu-favtourism.blogspot.com

À gauche du sanctuaire, un sentier enchanteur longe la rivière sur près de deux kilomètres pour vous mener jusqu’aux cascades de Panchalingam. L’effort de la marche trouve alors sa plus belle récompense dans une baignade revigorante, particulièrement bienvenue lors des chaudes journées d’été.

Un temple sur le chemin des cascades

À l’origine, cinq lingams, les emblèmes sacrés de Shiva, veillaient sur ces lieux. Malheureusement, de redoutables intempéries et des pluies diluviennes ont fini par en emporter une partie. Fidèles à la tradition lors des grands rassemblements religieux, les pèlerins continuent de s’approvisionner aux cascades en eau sainte, indispensable à leurs prières et rituels.

Les cascades presque asséchées pendant l’hiver

Ooty – Montagnes Nilgiris (85 km)


Les plantations de thé de Ooty

Niché à deux mille cinq cents mètres d’altitude, à quatre-vingt-cinq kilomètres au nord de Coimbatore, Ooty s’impose comme la station climatique par excellence des montagnes Nilgiri. La fraîcheur de son air, ses denses forêts aux effluves d’eucalyptus et ses célèbres plantations de thé en font la destination la plus prisée de toute la région…

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La colline de Palani (110 km)


Fidèles en procession dans le temple de Palani

Perché sur sa colline à cent dix kilomètres de Coimbatore, ce célèbre sanctuaire dédié au dieu Muruga s’inscrit comme l’un des six Arupadaiveedu, les sanctuaires les plus sacrés de la divinité…

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Avec près de 40 millions de visiteurs par an, Tirupati (Andra Pradesh) s’impose comme l’un des sanctuaires les plus fréquentés de la planète. La cité doit sa renommée au somptueux temple de Venkateswara Swami, dédié à Balaji (Vishnou). Un lieu empreint de spiritualité, souvent qualifié de Bhuloka Vaikuntam : la résidence terrestre du seigneur Vishnou selon la légende.

En quittant les merveilles de Belur pour s’avancer vers la côte, la route mène à Udupi, située à environ soixante kilomètres au nord de Mangaluru. Grand haut lieu de pèlerinage du Karnataka, la ville est mondialement vénérée pour son temple dédié à Krishna, mais elle a également donné son nom à l’une des traditions culinaires végétariennes les plus raffinées et réputées de l’Inde.

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