Bonjour à vous, Padharo ! Je suis Mathini, une française vivant au Rajasthan depuis 10 ans. Imprégnée de la culture de l'Inde depuis mon plus jeune âge, ce n'est cependant qu'en 2014 que mon aventure indienne commence réellement : je laisse tout derrière moi et pars pour un voyage de 6 ans à la (re)découverte du pays de Gandhi. De ces aventures est né ce blog (et une agence de voyage : Mathini Travel), témoignage de l’incroyable richesse culturelle de l’Inde. Et si cela peut susciter en vous quelques échappées indiennes, alors mon but sera atteint. Bon voyage sur ce site et belles pérégrinations en terre sacrée de Bharat.
Le World Music Festival de la ville des lacs a, pour sa première édition en février 2016, réussi son pari : être une référence en Asie du Sud et un rendez-vous immanquable des aficionados de world musique.
Conceptualisé et produit par SEHER, qui n’en est pas à son premier festival en Inde (Ananya, Bhakti Utsav, South Asian Bands pour les plus connus), le festival a pour but de faire d’Udaipur une destination incontournable pour les musiques du monde.
Le directeur du festival Sanjeev Bhargava s’exprime à ce sujet : «Un festival de cette envergure réunissant des artistes provenant de tant de continents différents dans l’une des villes les plus attrayantes de l’Inde fera d’Udaipur une destination culturellement dynamique ; un événement annuel que les voyageurs internationaux et nationaux marqueront dans leur agenda de voyage. »
La programmation chiadée et éclectique de la première édition en février 2016 comprenait une centaine d’artistes de 12 pays différents dont l’Espagne, le Ghana, le Venezuela, l’Italie, la France, le Portugal et l’Inde.
Le festival a non seulement réussi son pari en terme de qualité et d’ouverture sur le monde mais aussi d’accès à la culture du fait de la gratuité de tous les concerts. ainsi le public indien s’époustouflait des corps sulfureusement enlacés du Flamenco qu’il voyait pour la première fois ou bien dansait sur les pulsations africaines électrisantes de Dobet Gnahoré.
On regrettera cependant la place trop importante donnée aux sièges VIP (comme c’est souvent le cas en Inde) qui coupe le public de la scène et les artistes du public… à suivre lors des prochaines éditions.
SITE OFFICIEL DU FESTIVAL
Le « World Sacred Spirit Festival » est un festival de musique sacrée qui a lieu chaque février et a pour cadre les sites prestigieux et magiques des forts Ahhichatragarh à Nagaur et Mehrangarh à Jodhpur au Rajasthan. Il regroupe des artistes éminents du monde entier et explore le sacré sous différentes formes d’arts tels la musique, le chant et la poésie.
De l’incontournable masala chaï au rafraîchissant lassi, en passant par l’eau de coco ou le jus de canne fraîchement pressé, l’Inde offre une palette de boissons aussi riche que sa culture. Véritables rituels du quotidien, ces breuvages — qu’ils soient chauds, épicés, sucrés ou désaltérants — racontent à leur manière l’histoire et la diversité des régions du sous-continent. Embarquement immédiat pour un voyage haut en saveurs au cœur des traditions indiennes !

On commence par la boisson nationale de l’Inde, que l’on trouve à chaque coin de rue et bien au-delà de ses frontières : le chaï.
Il s’agit d’un thé noir au lait généreusement sucré. Lorsqu’il est parfumé aux épices, il prend le nom de masala chaï. Si le mot chaï (thé en hindi) est couramment employé dans le nord du pays, on l’appelle teythani ou teyilai au Tamil Nadu.

S’il existe une multitude de recettes, on utilise généralement un thé noir d’Assam corsé (souvent du type mamri) afin qu’il conserve toute sa puissance face aux épices. La cardamome et le gingembre constituent la base aromatique incontournable. Viennent ensuite s’ajouter, selon les envies, de la cannelle, de l’anis étoilé, du poivre, de la noix de muscade, des clous de girofle, ou même des touches plus fraîches de citronnelle et de menthe, conférant à cette boisson son goût si caractéristique.

Surnommé kapi dans le sud de l’Inde, ce café au lait filtré est l’une des boissons les plus consommées du pays aux côtés du chaï.
Préparé à partir de grains Arabica ou Robusta issus des plantations du sud de l’Inde (Kerala, Karnataka, Tamil Nadu), il est traditionnellement servi dans les restaurants locaux dans un gobelet en acier accompagné d’un dabarah (une coupelle). La technique consiste alors à faire passer le café de l’un à l’autre afin de le refroidir et de l’aérer parfaitement avant de le savourer.
Autre boisson emblématique de l’Inde désormais célèbre jusque dans nos contrées, le lassi est préparé à base de yaourt mélangé à de l’eau, puis vigoureusement brassé.
Il se décline en plusieurs versions : nature, salée, épicée ou sucrée, cette dernière se prêtant volontiers aux aromatisations à la rose ou à la mangue. Si les Indiens le consomment le plus souvent en dehors des repas, le lassi s’avère également être un allié de choix pour apaiser le feu des plats trop épicés.

Variante du lassi, le chaas est une boisson plus liquide et allégée en gras. Il est préparé en battant du yaourt et en le diluant avec de l’eau, généralement à raison d’une tasse de lait caillé pour deux tasses d’eau.
Parfois légèrement fermenté, ce qui lui confère son goût aigre caractéristique, il est agrémenté de cumin ou d’autres épices selon les régions. Au Gujarat, il est traditionnellement consommé salé lors du repas principal (thali), car il permet à la fois de rafraîchir le palais et de faciliter la digestion.
Autre boisson très populaire en Inde, dans de nombreux pays tropicaux et également très en vogue en Occident pour ses vertus bénéfiques sur la santé, l’eau de noix de coco provient de noix de coco vertes que l’on coupe traditionnellement à la machette pour y insérer une paille. Très peu calorique, elle se distingue par sa haute teneur en potassium et sa richesse en antioxydants.
Particulièrement savoureux, le jus de canne frais est obtenu en pressant des tiges de canne à sucre, parfois associées à de la menthe et du citron (avec une touche de sel selon les goûts). Excellent pour la santé, il réhydrate l’organisme, procure un regain d’énergie et regorge de vitamines et de minéraux (calcium, fer, magnésium, potassium).
Attention toutefois avant de vous laisser tenter : assurez-vous que les cannes soient pelées et que la presse soit parfaitement propre !
Nimbu Pani est une limonade traditionnelle du nord de l’Inde préparée à partir de citron et de sucre. Elle est parfois agrémentée d’épices telles que du chat masala, ce qui lui confère un goût salé-sucré pour le moins surprenant pour des papilles non averties.
À l’image du pays, les desserts indiens se caractérisent par leurs couleurs chatoyantes et leur infinie variété, sans jamais léser sur le sucre ni sur la générosité. Véritable passion nationale, ces douceurs s’invitent régulièrement à la fin des repas et sont également offertes en tant que prasad (nourriture bénite) lors des cérémonies religieuses. On les distingue traditionnellement en deux grandes catégories : les douceurs à base de lait, telles que le Rasgulla ou le Burfi, et celles à base de farine, comme l’halwa ou le Ladoo. En voici un délicieux aperçu.
Figure de proue de la gastronomie sucrée indienne, le Gulab Jamun séduit par sa popularité incontestée. Il se compose de savoureuses boulettes à base de semoule de blé et de koya (lait concentré), délicatement dorées avant d’être généreusement baignées dans un sirop de sucre parfumé à la rose, à la cardamone ou au safran. Véritables mets de choix, ces douceurs illuminent toutes les grandes célébrations, des mariages aux anniversaires.
Le Khir, que l’on appelle Payasam dans le sud de l’Inde, compte autant de variantes qu’il y a de villes dans le pays ! S’apparentant à un riz au lait, il se réinvente parfois en remplaçant la céréale par des lentilles (dhal), du tapioca ou des vermicelles. Traditionnellement relevé à la cardamome et au safran, il est somptueusement couronné de raisins secs, de noix de cajou, de pistaches et d’amandes.
Dessert du quotidien, le Payasam s’invite aussi au cœur des festivals, est distribué comme prasadam (nourriture bénite) dans les temples ou célèbre les grands moments de la vie. On murmure même qu’il s’agit du péché mignon du dieu hindou Krishna !
Friandise favorite du dieu hindou Ganesha, le ladoo est une pâtisserie ronde extrêmement populaire à toute l’Inde. Décliné en une multitude de variétés selon les régions, ce délice se compose traditionnellement de besan (farine de pois chiche) ou de rava (semoule de blé), associés au sucre, au ghi (beurre clarifié), ainsi qu’à des arômes et des colorants naturels comme le safran. Incontournables lors des mariages et des anniversaires, les ladoos sont également offerts comme prasadam (nourriture bénite) dans les temples hindous.
Le Kulfi s’impose comme la glace indienne par excellence ! Elle est préparée à base de lait condensé dont la lente caramélisation du lactose et du sucre confère à cette crème glacée une saveur unique et profonde. Après avoir été délicatement parfumée, la préparation est congelée pour offrir une texture particulièrement riche et dense. Déclinée en de multiples déclinaisons, elle se savoure principalement à la pistache, à la rose, à la cardamome ou au safran.
Tirant son nom du mot persan barf qui signifie neige, le barfi se compose principalement de lait condensé et de sucre. Décliné à l’infini, il se savoure sous de multiples parfums, dont les plus célèbres restent le kaju barfi à base de noix de cajou et le pista barfi agrémenté de pistaches concassées. Pour parfaire leur présentation, ces douceurs sont parfois délicatement recouvertes d’une fine feuille d’argent comestible appelée vark.
Gourmandise incontournable du Nord de l’Inde, le Gajar Ka Halwa est un délicieux pudding sucré préparé à partir de carottes râpées, délicatement sublimé par une garniture d’amandes et de pistaches. Il se déguste traditionnellement au cœur de l’hiver, lorsque les carottes fraîches atteignent leur pleine saison
Originaire du Bengale, le Rasgulla met à l’honneur le chenna (lait caillé) et le sirop de sucre. Le chenna est soigneusement égoutté puis façonné en petites boules, que l’on fait bouillir dans un sirop sucré jusqu’à ce qu’elles s’en imbiber totalement. Cette spécialité se déguste fraîche, accompagnée de son sirop.
Extrêmement populaire dans toute l’Inde, le jalebi trouve ses origines au Moyen-Orient et s’apparente à la célèbre zlabia d’Afrique du Nord. Cette gourmandise se compose de farine de blé blanche (farine maida) façonnée en délicieux serpentins, frite à perfection puis généreusement trempée dans un sirop de sucre. À la fois moelleux et croustillant, le jalebi se savoure aussi bien chaud que froid.
Le Sambar est un ragoût de légumes à base de lentilles urad ou un bouillon à base de tamarin très populaires dans la cuisine du sud de l’Inde.
Il est composé soit avec un seul ou une combinaison de légumes (gombo, daikon, pommes de terre, tomates, aubergine, oignons, etc…)
Cette sauce est généralement servie en accompagnement d’un riz ou de vadai et idli pour le petit déjeuner.
Dhal, Daal ou Dal est le nom donné aux plats à base de légumineuses en Inde mais il est également utilisé pour désigner les légumineuses. Les lentilles et les légumineuses en général font partie intégrante de la gastronomie indienne. Dans un pays où la population est à plus de 40% végétarienne (500 millions de personnes), ces légumineuses viennent apporter leur plein de protéines et de vitamines. Il y a plus de 50 variétés de légumineuses en Inde… EN SAVOIR +
Absolument incontournables en Inde, les achaar ou pickles (condiments) sont un peu comme la moutarde en France.
Ils sont fabriqués à partir de fruits et/ou de légumes marinés dans l’huile ou saumurés avec de nombreuses épices indiennes comme l’asafoetida, le piment rouge, le curcuma, le fenugrec, le cumin, l’ail..etc.
Il existe plusieurs variations d’achaar selon les régions de l’Inde.
Les pickles de mangues, de citron, de piments verts et de kerda (câpres) sont couramment utilisés.
Le mot chutney est dérivé de l’hindi chatni qui signifie ‘épices fortes’. A l’origine, le chutney est une sauce servie pour accompagner les plats indiens. A l’époque coloniale, Les britanniques l’ont importé en occident et transformé en une forme de marmelade aigre-douce.
Les chutneys font partie intégrante de la cuisine indienne. Ils accompagnent bon nombre de plats et il en existe une multitude. Quelques-uns sont aigre-doux comme les chutney à la mangue ou à la papaye par exemple mais la plupart sont des sauces salées et parfumées.
Les plus connus sont le tentai chatni à la noix de coco qui accompagne les idli et les dosa, très populaire dans le sud de l’Inde ainsi que le takkali chatni à la tomate, le chutney à la coriandre ou à la menthe fraîche.
Les plats principaux indiens s’articulent le plus souvent autour de préparations en sauce, qu’il s’agisse de currys de légumes, de légumineuses ou de viandes, généreusement accompagnées de riz ou de pains. Si le riz s’impose comme l’accompagnement emblématique du Sud de l’Inde, le Nord lui préfère traditionnellement les rotis et autres pains plats, tels que les chapatis ou les naans. Découvrez ci-dessous une infime sélection des plats principaux populaires de l’Inde.
Le thali (assiette en hindi) est un repas complet composé d’une sélection de plusieurs mets. Variable selon les régions, il est traditionnellement servi sur un plateau rond dans de petits bols appelés katoris, dans une assiette en acier à compartiments, ou encore — comme c’est l’usage dans le Sud — aligné sur une feuille de bananier. Un thali typique réunit du riz, du dal (lentilles), des légumes, des pains indiens tels que le chapati ou le papad, du lait caillé, ainsi qu’un chutney ou des condiments. Une touche sucrée vient couronner le tout. Dans certains restaurants, le service est même proposé à volonté.
Le mot hindi palak désigne les épinards, tandis que le paneer est un fromage traditionnel indien élaboré à partir de lait de vache. S’il peut se consommer tel quel, il entre surtout dans la composition d’une multitude de plats chauds.
Fabrication du paneer : le lait est porté progressivement à une température de 90°C, avant qu’un agent acide (généralement du jus de citron) n’y soit ajouté pour provoquer la coagulation. Le lait caillé ainsi obtenu est ensuite recueilli dans une étamine, égoutté et pressé. Pour acquérir sa texture ferme caractéristique, il est placé sous un poids avant d’être découpé en cubes, prêts à être intégrés dans les currys.
Incontournable des cartes de restaurants, l’aloo gobi est un plat populaire en Inde associant pommes de terre (aloo) et chou-fleur (gobi). Il se prépare généralement sous forme de curry sec, c’est-à-dire sans sauce, en faisant sauter les légumes avec un mélange d’épices jusqu’à l’obtention d’une cuisson al dente.
Le malai kofta est un plat traditionnel du nord de l’Inde. Malai signifie « crème » et kofta désigne des « boulettes frites ». S’il existe de nombreuses variantes, les boulettes sont généralement composées d’une purée de pommes de terre combinée au paneer (le fromage indien). Le tout est nappé d’une sauce crémeuse à la tomate délicatement parfumée aux épices telles que la cardamome, le cumin, la coriandre ou encore le garam masala.
Plat emblématique du nord de l’Inde originaire du Punjab, le dal makhani associe des haricots noirs (urad), des haricots rouges, de la crème fraîche et des épices, constituant ainsi un excellent apport en protéines. Il se déguste aussi bien en plat principal avec des chapatis ou des naans qu’en accompagnement.
Sa préparation traditionnelle requiert une cuisson particulièrement lente : après avoir trempé toute une nuit, les lentilles et les haricots mijotent longuement à feu doux. On y incorpore ensuite des épices, du gingembre, de l’ail et du garam masala, l’ajout de gingembre permettant notamment de faciliter la digestion de ce mets plutôt riche.
Grand classique de la cuisine indienne, le biryani est un plat de riz richement parfumé aux épices (telles que la cardamome, la cannelle, la coriandre ou le gingembre), préparé avec des légumes ou de la viande. Il en existe de multiples variantes : on peut y intégrer une grande variété de légumes, de légumineuses et de fruits secs. Parmi elles, la version associant le riz à des morceaux d’ananas frais se révèle particulièrement savoureuse.
Véritable institution de la cuisine du Rajasthan, le dal baati churma est un plat complet et particulièrement copieux, souvent invité aux tables familiales le week-end. Il se compose de pains ronds et denses appelés baati , généreusement trempés dans du ghee (beurre clarifié) puis émiettés directement dans un ragoût de dal (lentilles). L’ensemble est traditionnellement accompagné d’un churma, un dessert sucré confectionné à base de pain baati réduit en miettes et de jaggery (sucre de canne complet ou de palme).
Le riz pulao (riz pilaf en français) est un mets de riz aux légumes délicieusement parfumé aux épices. Sa particularité réside dans sa méthode de préparation : les ingrédients sont d’abord faits revenir dans l’huile avant d’être cuits dans un autocuiseur, un procédé qui permet aux épices, et tout particulièrement à la cannelle, de révéler pleinement toute leur saveur.
Bhindi est le nom hindi de l’okra, plus communément appelé gombo, un légume très populaire en Inde. Facile à réaliser, le bhindi masala s’invite très régulièrement aux tables des repas familiaux. Il s’agit d’un curry de légumes demi-sec obtenu en faisant sauter des gombos avec des oignons, des tomates et des épices. Associé à un dal (lentilles) et à du pain chapati, il constitue un mets à la fois délicat et diététique.
Spécialité culinaire incontournable du Kerala, Tamil Nadu et du Karnataka, l’idiyappam, également connu sous les noms de nool puttu, qui signifie « chaîne » ou « fil », ou de semige, se compose de fines nouilles à base de farine de riz ou de farine de ragi, le millet. Généralement servi en plat principal au petit-déjeuner ou au dîner, il s’accompagne traditionnellement d’un curry et d’un chutney de noix de coco. Il se prête également à merveille à la version sucrée en se transformant en un excellent dessert, marié à du lait de noix de coco et du sucre.
Véritable institution culturelle, la culture du « snack » en Inde est omniprésente : impossible de faire quelques pas sans croquer dans une gourmandise vendue à chaque coin de rue. Qu’ils soient épicés, croustillants, sucrés ou fondants, la variété de ces en-cas est tout simplement infinie. Laissez-vous tenter par un voyage gustatif à travers cette sélection irrésistible de quelques-unes des spécialités street food les plus emblématiques du pays.

Originaires de l’’Uttar Pradesh dans le nord de l’Inde, les chaats sont de véritables explosions de saveurs. Ce terme désigne un assortiment d’ingrédients salés, acidulés et sucrés, traditionnellement bâtis sur une base croustillante de pâte frite ou de pommes de terre. On y superpose généreusement des pois chiches, des épices chatoyantes, un chutney sucré, du yaourt onctueux, des oignons croquants, des feuilles de coriandre fraîche et des namkeens croustillants. Véritables incontournables de la street food indienne, elles se savourent sur le pouce, fraîchement préparées par les marchands ambulants.

Préparés à partir d’une pâte de farine de pois chiche parfumée, les pakoras ou pakodas incarnent la gourmandise par excellence de la cuisine de rue en Inde. Qu’ils soient confectionnés à base de chou-fleur (gobi), d’épinards (palak), de fromage paneer, d’oignons (pyaz) ou de pommes de terre (aloo), ces beignets se déclinent à l’infini. Généralement servis bien chauds, ils s’accompagnent à merveille de chutneys savoureux ou de ketchup.
Issu d’une longue tradition originaire du Moyen-Orient et dont le nom trouve sa source dans le persan sanbosag, le samosa a conquis l’Inde pour y devenir un incontournable. Reconnaissable à sa silhouette triangulaire, il varie en taille et en texture selon les recettes. Sur le sous-continent indien, il se déguste le plus souvent sous une forme végétarienne, rehaussé par la fraîcheur d’un chutney.

Véritable institution du nord de l’Inde, le kachori est un beignet rond, doré et délicieusement épicé. Si la farce varie grandement d’une région à l’autre, elle fait la part belle aux dals (lentilles) mélangées à un savoureux cocktail d’épices : piment rouge, gingembre vivifiant, poudre de mangue (amchoor) acidulée, et bien d’autres. Ultra-croustillants, ils se dégustent chauds, souvent rehaussés par un chutney pour parfaire l’expérience.

Alternative végétarienne au mythique poulet tikka, le paneer tikka est une explosion de saveurs à chaque bouchée. Ce mets met à l’honneur des cubes de paneer (le fameux fromage frais indien) généreusement marinés dans un mélange d’épices parfumées avant d’être grillés. Le résultat est irrésistible : un fromage à la fois tendre à cœur et délicatement croustillant en surface. Souvent servi en entrée, il s’accompagne à merveille de crudités croquantes et d’un chutney à la menthe rafraîchissant.

Amateurs de sensations fortes, découvrez le mirchi bajji (ou mirchi bhaje / mirchi bhajia) ! Ce beignet de piments verts et de pommes de terre à la farine de pois chiche est un incontournable de la rue. Servi bien chaud avec une sauce tomate ou des chutneys de mangue ou de tamarin, il se déguste même avec de l’upuma sous le nom de mandakki oggarne dans le nord du Karnataka. Une explosion de saveurs garantie !

Véritable superstar de la street food indienne, le panipuri offre une expérience gustative unique en son genre. Ce snack se compose d’un petit pain rond (puri), frit, creux et ultra-croustillant, que l’on perce pour le garnir d’un festival d’ingrédients : morceaux de pommes de terre fondants, oignons croquants, pois chiches, chaat et piment. Le clou du spectacle intervient au moment de la dégustation, lorsque l’on verse à l’intérieur une eau parfumée et rafraîchissante (pani) accompagnée d’un chutney de tamarin acidulé. Une bouchée explosive et rafraîchissante, dont les recettes varient à l’infini selon les régions du pays !
Parfaites pour éveiller les papilles, les cutlets indiennes sont de délicieuses croquettes dorées et ultra-croustillantes, confectionnées à partir d’un savoureux mélange de légumes variés et de pommes de terre relevé d’épices. Généralement servies bien chaudes, elles s’accompagnent d’une farandole de chutneys — qu’ils soient à la menthe fraîche, à la coriandre herbacée ou au tamarin acidulé. Qu’on les savoure à l’apéritif ou en entrée, elles font toujours l’unanimité !
Né dans le Maharashtra, le pav bhaji s’impose comme l’un des en-cas les plus populaires du pays. Ce mets associe un curry de légumes onctueux à base de pommes de terre et de tomates à de petits pains (pav) légèrement toastés, le tout parsemé d’oignons frais et arrosé de jus de citron. Son nom et son pain témoignent d’ailleurs d’un lointain héritage, le mot pav venant du portugais pao, vestige de l’époque coloniale. Apprécié aussi bien comme collation que comme repas léger, il séduit par sa richesse et son histoire.
Originaire du Gujarat, le dhokla incarne toute la finesse et l’ingéniosité de la cuisine indienne. Issu d’une pâte fermentée à base de riz, de pois chiches ou de lentilles, ce gâteau salé doit sa texture unique et moelleuse à une cuisson douce à la vapeur. Apprécié aussi bien au réveil pour le petit-déjeuner qu’en collation au cours de la journée, il s’accompagne à merveille de chutneys traditionnels, qu’ils soient faits de tamarin ou de coriandre fraîche.
Dérivé du mot namak (qui signifie sel en Hindi), le namkeen désigne à la fois la saveur salée et l’immense famille des apéritifs salés en Inde. Véritables stars du grignotage, ces en-cas se présentent le plus souvent sous la forme de mélanges secs subtilement épicés, dont la variété infinie change de nom au gré des régions. Généralement confectionnés à base de farine de pois chiche (besan), mais aussi de riz soufflé, de pommes de terre ou de légumineuses croquantes, ils accompagnent à merveille chaque pause de la journée.
Les Pancha Bhoota Sthalams sont cinq temples sacrés dédiés à Shiva, chacun incarnant l’un des cinq éléments fondamentaux de la nature : la terre, l’eau, le feu, l’air et l’éther. Le nom, tiré du sanskrit, se compose de Pancha (« cinq »), Bhoota (« éléments ») et Sthalas (« lieux »).